L’organisation NÈGÈS MAWON dénonce une campagne de diffamation mettant en hazard la vie de Sugania Louismé.
L’organisation féministe NÈGÈS MAWON a publié un communiqué condamnant fermement les accusations diffamatoires et les menaces de mort proférées à l’encontre de Sugania Louismé, une militante lively au sein du mouvement. Ces accusations, relayées sur Fb par un individu nommé Ronald Joyeux, mettent en péril la vie de la jeune femme, déjà exposée à un climat de violences exacerbé en Haïti.
Dans ses publications, Ronald Joyeux accuse faussement Sugania Louismé d’être liée à des groupes armés et d’avoir dérobé de l’argent à l’un des cooks de gang. Il va jusqu’à affirmer que la base « 5 Segond » aurait l’intention de l’exécuter dès qu’elle serait localisée. Des affirmations que l’intéressée rejette vigoureusement, tout en dénonçant leur impression sur sa sécurité personnelle.
« Je n’ai aucun lien, ni de près ni de loin, avec les groupes de gangs qui terrorisent la inhabitants », affirme Sugania Louismé, qui étudie la communication sociale à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH).
L’organisation NÈGÈS MAWON dénonce une stratégie de diffamation visant à fragiliser et mettre en hazard une femme engagée dans la lutte pour les droits des femmes en Haïti. « Ce n’est pas la première fois que nos membres sont la cible d’attaques, qu’elles soient virtuelles ou physiques. Pendant des années, nous avons dû prendre des mesures drastiques pour assurer la sécurité de nos militantes », souligne l’organisation.
Sugania Louismé, membre de NÈGÈS MAWON depuis mars 2023, est une graphiste, militante féministe, joueuse de tambour et opératrice culturelle. Sa détermination à défendre les droits des femmes et des filles en Haïti l’a souvent placée en première ligne des luttes sociales.
NÈGÈS MAWON appelle les autorités haïtiennes à prendre des mesures pour assurer la safety de Sugania Louismé et traduire en justice les auteurs de ces menaces. « Nous voulons que Sugania sache qu’elle n’est pas seule. Nous l’aimons et nous la supportons », conclut le communiqué.
Cette affaire soulève une fois de plus la query de la sécurité des femmes militantes en Haïti et du cyberharcèlement comme arme de déstabilisation et d’intimidation.
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